01/07 L’administration aide un colon non intégré
-L’élevage de bœufs est encouragé pour favoriser et faciliter le transport de marchandises. Au début du XXe siècle, d’innombra-bles drames de la colonisation se produisent dans l’île, certains avec du sang versé, d’autres sans violence excessive. C’est l’un de ces derniers qu’Yvan-G. Paillard raconte sous le titre « Les mésaventures d’un colon du dimanche ». « La scène se situe à quelque 15 kilomèt
- MSN01/07 Les Manisotra, un groupe social particulier chez les Merina
-La colline d’Ambohijoky, anciennement appelée Analamasina.En se référant à des travaux de Célestin Raparison, gouverneur honoraire, officier d’Académie, Lanto Ratsida, sociologue, mène une étude sur « Les Manisotra d'Ambohijoky: une résistance emblématique dans l'histoire politique de l'Imerina ». Comme il le précise de prime abord, l'épopée des Manisotra d'Ambohijoky, telle qu’elle est rapportée
- MSN29/06 La langue malgache, le meilleur ciment de l’unité nationale
-Une presse à main qui date du règne de Ranavalona II.Nous ne sommes plus une colonie. Nous sommes une Nation libre… Montrons-nous sages et résolus à assurer un bel avenir à notre pays. Nous avons une belle mais lourde charge à mener à bien maintenant, et nous la mènerons à bien nous-mêmes. » Ainsi s’exprime le premier président de la République, Philibert Tsiranana, alors que la République vient d
- MSN15/05 Des cadeaux de Farquhar pour Radama Ier
-Radama Ier dans une des tenues d’apparat offertes par le gouverneur de Maurice, Robert Farquhar.Avant qu'il ne quitte définitivement l’ile Maurice, Sir Robert Farquhar donne des Instructions à James Hastie, le 30 avril 1822, au moment où celui-ci part pour Madagascar. Ce sera sa deuxième mission auprès du roi Radama Ier . Il est accompagné du Rev. Jeffreys et de sa
- MSN22/03 Les quatre points cardinaux et leurs sens
-Les Malgaches répartissent les divisions astrologiques du mois aux diverses parties de l’habitation. Aux quatre angles ( zoro-tany ) qui correspondant aux angles de l’univers, (Nord-Est, Sud-Est, Sud-Ouest, Nord-Ouest), sont affectés les quatre destins majeurs. Dans la surface des quatre murs de la maison, sont répartis les destins mineurs, à raison de deux par mur, « de man
- MSN23/02 La société missionnaire scolaire se concrétise
-Une des Écoles ménagères créées sous la colonisation.Le 17 juin 1822, Radama Ier prend part à la cérémonie d'examen des quatre-vingt-cinq élèves issus des écoles de Jones et de Griffiths. Il ne manque pas d'exprimer sa reconnaissance aux missionnaires de la London Missionary Society pour les progrès accomplis par les petits Malgaches. Le 26 juin, Jeffreys, récemment arri
- MSN22/02 Morondava, une ville en pleins marécages
-Le port de Morondava, à ses débuts, est encore
- MSN21/02 La méthode musclée de l'armée française
-Ranavalona III, dernière souveraine de Madagascar.L'armée royale montre, en 1895, une « déplorable combativité » en « ne tuant que seize hommes
- MSN07/02 Un jeune voyageur entreprenant décédé trop tôt
-Un village en pleine forêt
- MSN18/01 1828, une année de chasse aux sorcières
-L'avènement de Ranavalona Ire au trône d'Imerina est marqué par l'assassinat des proches de Radama Ier, certains. à AmbohipotsyDe tous les cousins de Radama 1er, seul le prince Ramanetaka survit à la « chasse aux sorcières
- MSN10/01 Xénophobe, mais favorable au progrès
-Ranavalona Ire défend la tradition en interdisant à ses sujets de se
- MSN06/01 La révolution politique menée par la Famille d’Andafiavaratra
-Rainivoninahitrinony a été dégradé en faveur de son propre frère, Rainilaiarivony Quand Andrianampoinimerina tourne le dos en 1810, sa succession renforce l’affaiblissement du droit d’aînesse et droit du fils de la femme principale à succéder à son père (G. Lejamble, lire précédentes Notes). En outre, d’autres règles sont transgressées
- MSN23/11 Un marché très florissant sous la royauté merina
-Des esclaves présentés à un négociant européen de la côte.
- MSN21/11 L'échec des catholiques à Saint-Augustin expliqué
-L’église catholique de
- MSN04/11 Des collines dénudées depuis le XVIIe siècle
-Le feu de brousse est à l’élevage ce qu’est le tavy à la culture. Ainsi les raisons qui conduisent à les condamner, sont proches par bien des points. En bref, elles répondent au souci d’assurer la conservation des sols. D’après Jean Dez, en 1966, la pratique du feu de brousse est commode pour l’éleveur parce qu’elle le dispense de chercher à améliorer ses méthodes d’élevage en recourant à la stabu
- MSN31/10 Grandidier contre l’envoi de colons pauvres
-Il serait regrettable qu’on crût que nous allons faire la guerre aux Merina (vulgo Hova); c’est contre leur gouvernement actuel, qui a indignement violé le traité fait en 1885 avec la France, et qui n’a cessé d’agir avec une mauvaise foi et une duplicité révoltantes, qu’en réalité on va se faire la campagne et non point contre le peuple qui mérite au contraire tout notre intérêt et (…) que nous ne
- MSN28/10 Des « fady » inattendus sur Nosy Varika
-La hache et le feu ont détruit l’œuvre de la Nature et l’Ile aux Makis est dépeuplée de ses lémuriens ou presque. « Au cours des années de disette, quand les silos à riz sont vides et que pour faire la soudure, les habitants sont obligés de consommer des racines amères de plantes aquatiques, un civet de maki tente plus d’un Betsimisaraka… » (Pierre Platon, 1858). Jalousement entourée par les immen
- MSN25/10 Les Douze africains favorables à la non-ingérence
-L’Union africaine et malgache, autrement appelée le Groupe des Douze pays, est née à Yaoundé, en mars 1961, sur la base de la Charte de Brazzaville. Elle regroupe la Côte d’Ivoire, la Haute-Volta (Burkina-Faso), le Dahomey (Bénin), le Niger, le Sénégal, la Mauritanie, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, le Gabon, le Cameroun et Madagascar. L’organisation des Douze est la deuxième des
- MSN23/10 L’Administration royale réorganisée en profondeur
-Des documents écrits anciens sur la réorganisation de l’Administration, sont dévoilés au public, dans les années 1970. Dès 1870, les autorités malgaches sont décidées à y consacrer leurs efforts lorsqu’elles se rendent compte que la situation évolue, chaque jour, de mal en pis. La réorganisation de l’armée et des services publics s’impose. C’est celle de l’armée qui a la priorité. La dernière en d
- MSN21/10 Inondation, digue rompue et éboulement
-Les conséquences des pluies diluviennes posent toujours problème à Antananarivo, même si aucun cyclone ne traverse la ville. Un chroniqueur des années 1940 relate ce qui s’est passé à cette époque. Certains problèmes, et non des moindres, restent d’actualité. Entre décembre 1940 et mars 1941, des pluies abondantes sont tombées sur Madagascar, provoquant une montée anormale des rivières qui prennen
- MSN16/10 Richard Ratsimandrava, L’homme Du Fokonolona
-Dans son discours-programme du 27 juillet 1972, le général de division Gabriel Ramanantsoa annonce les réformes envisagées par la mise en place du Fokonolona, accordant à celui-ci une place de choix. Ce qui permettra à la population de participer au pouvoir. La loi référendaire ratifiée par les citoyens, le 8 octobre de la même année, confirme cette orientation. Une ordonnance portant nouvelle str
- MSN13/10 Une Loi-cadre pour préparer la République
-Madagascar est proclamé République malgache, le 14 octobre 1958, à la suite de plusieurs évènements politiques, dont l’origine remonte à la Loi-cadre. Ce texte qui, en 1956, un an après la Conférence afro-asiatique de Bandoeng, ouvre aux Territoires d’Outre-Mer (TOM) le chemin de l’autonomie. Dans la Grande ile, en particulier, de longues années d’incertitudes et de deuil succèdent à l’insurrectio
- MSN07/10 Ambondrombe à travers son lot de légendes
-Autour d’Ambondrombe, la colline fianaroise peuplée des esprits des défunts merina, se tissent différentes histoires transmises par la tradition orale, recueillies et publiées par le R.P. Callet dans son Tantara ny Andriana eto Madagascar. Sur cette colline, existe un Rova royal, raconte-t-on. Il est ainsi indiqué que les emplacements géographiques de chaque territoire et de chaque caste tout aut
- MSN28/09 Une maladie à caractère étranger et lointain
-Dernier quart du XXe siècle. Alors que le sida semble avoir amorcé la pente descendante dans les pays industrialisés, il reste la première cause de décès en Afrique subsaharienne où vivent les deux tiers des personnes infectées par le VIH dans le monde. D’après une enquête réalisée par Focus Development Association à l’époque, la situation à Madagascar est généralement caractérisée par un faible t
- MSN22/09 Une double cérémonie de mariage en pays mahafaly
-Deux ou trois mois après la demande officielle en mariage, et quelques jours avant la cérémonie, le prétendant apporte à ses futurs beaux-parents des bœufs ou des chèvres en guise de cadeaux. C’est le fandao. « Autrefois et dans certaines régions, on ne donnait pas de bœufs, mais seulement un mouton et du tabac pour la future belle-mère », écrit Lotte Schomerus-Gernböck qui collecte, en 1965-1966
- MSN01/09 Les insurgés du Nord-Ouest face aux troupes coloniales
-Comme raconté dans de précédentes Notes, la « rébellion du Nord-Ouest » éclate d’abord dans le Sambirano. Le chef de bataillon Lamolle, commandant du Cercle d’Analalava propose au général en chef Gallieni de retirer aux rois et reines antankarana et sakalava du Nord-Ouest de l’ile, leurs autorités établies, de les remplacer par des fonctionnaires émanant des peuples pour assurer leurs fonctions ad
- MSN30/08 Le lamba sous toutes ses formes et utilisations
-Dans une étude qu’elle mène sur quelques us et coutumes malgaches, Isabelle Ratsira parle de quelques usages dont certains sont toujours pratiqués dans la Grande ile (lire précédente Note). Ainsi, pour s’orienter, les Malgaches recourent aux points cardinaux et disent à cet effet, « au Nord, au Sud, etc. » alors que les étrangers disent « à droite », « à gauche ». Pour marquer une opposition, les
- MSN27/08 Les Collines sacrées où résident les épouses royales
-Tout autour d’Antananarivo, capitale historique de l’Imerina puis de Madagascar, une chaine de collines se découpe à l’horizon, visibles d’Analamanga, aujourd’hui Antananarivo. Chacune marque, dans les siècles qui précèdent sa conquête, le centre d’une toute petite puissance rivale justement de ce site. Douze de ces collines conservent chez les Malgaches le nom de « Douze montagnes royales», en so
- MSN26/08 Le mécontentement des souverains du Nord-Ouest
-Durant son voyage dans le Nord-Ouest de Madagascar, le gouverneur général Gallieni reçoit, le 8 juillet 1898, de Tsialana II, Tsiaraso Ier et de la reine Binao, les mêmes doléances et les mêmes plaintes « sur les comportements malfaisants des colons envers les peuples sakalava et antankarana, leur avidité en accaparant leurs terres, en s’emparant de leurs bœufs dans les pâturages, en les chassant
- MSN17/08 Les populations du Nord-Ouest consternées devant les Français
-La guerre menée par Ratovelo contre les Antankarana, à Betamboho, démontre que les forces merina dans le Nord s’affaiblissent, au bénéfice des forces françaises de Diego-Suarez (lire Notes du vendredi 11 aout). D’où la réussite de l’expédition des troupes françaises dans le Nord-Ouest. En effet, les Français remportent, facilement, les batailles du Nord, toujours grâce à la participation active de
- MSN12/08 Une nouvelle colonie française est née dans le Nord
-Septembre 1886. Deux officiers merina, Ramaka et Ratovelo, arrivent à Ambohimarina. Ils deviendront, par la suite, « légendaires par leurs comportements belliqueux et cruels», précise Cassam Aly Ndandahizara, inspecteur principal des Impôts, dans son étude sur « Ambalavelona ou l’insurrection anticoloniale dans le Nord-Ouest de Madagascar en 1898 » (lire précédentes Notes). Le Premier ministre R
- MSN04/08 Le mythe du péché originel chez les Betsileo du Nord
-Dans ses publications sur les croyances et les mœurs malgaches, le pasteur Lars Vig, missionnaire à Masindraina, du côté d’Antsirabe, de 1876 à 1902, révèle que plusieurs légendes rappellent les premiers chapitres de la Bible. Dans ce que l’on a appelé le Betsileo du Nord, l’actuel Vakinankaratra, il cite celle sur « l’arbre feuillu qui poussait dans la cour de l’homme ». C’est l’un des mythes les
- MSN03/08 Des migrations bénéfiques aux travailleurs volontaires
-Bien avant la colonisation, il est constaté que, parmi la population malgache, il existe des groupes ethniques migrateurs. Certains le font de manière temporaire, tels les Antesaka et les Antemoro du Sud-Est, ainsi que les Antandroy et les Mahafaly de l’Extrême-Sud. D’autres migrent de manière définitive, tels les Merina et les Betsileo du Centre et les Antanosy du Sud-Est. Selon Raymond Decary, a
- MSN01/08 Le mythe du sacrifice de Trimofoloalina
-Le grand monarque Andriamasinavalona traverse maintes vicissitudes dans sa vieillesse. Elles sont surtout dues à sa grande bonté devenue, à la longue, une faiblesse. À cause de la division de son vaste royaume, l’Imerina, entre ses quatre fils, il est retenu prisonnier par l’un d’eux, pendant sept ans. Il s’agit d’Andriantomponimerina, le seigneur d’Ambohidratrimo. Après sa libération, alors qu’il
- MSN30/07 UN REFUGE POUR LES VIEUX COLONS FRANÇAIS SANS FAMILLE –
-Après l’ouverture des cours à l’École d’infirmières-visiteuses installées à Antananarivo, le gouverneur général Yves-Léon Cayla inaugure à Antsirabe la Maison de retraite du colon, le 10 février 1934. Édifié sur un vaste terrain, à l’entrée de la coquette station thermale, l’établissement est composé d’un bâtiment central réservé aux services généraux et de deux grands pavillons. Le tout formant u
- MSN20/07 Ambohidrainahandriana, le village anoblissant les Zanadray
-Les Andriamasoandro ont très bien compris la nécessité d’aménager leur nouvelle terre et jouent sur deux plans: les alliances matrimoniales avec les Foko voisins qui leur permettent de respecter l’endogamie puisqu’ils sont tous de caste noble et plus ou moins liés entre eux, et les conquêtes militaires. C’est ainsi qu’ils peuvent assurer le contrôle sur les territoires de plusieurs clans et finiss
- MSN15/07 Cinq pavillons pour former le Rova de Tsinjoarivo
-Lors de son dernier voyage à Tsinjoarivo en 1890, Ranavalona III exige, dans son Kabary (grand discours officiel) au peuple qu’il entretienne le Rova; que chaque fois qu’il y pénètre, il doit apporter sa contribution dans l’embellissement et l’amélioration de l’enceinte. L’ordre est assorti d’une menace de décapitation à l’encontre de quiconque ne le respecte pas. Comme ce sévère avertissement coï
- MSN11/07 VINGT-CINQ ANS DE TENTATIVE RATÉE D’ÉVANGÉLISATION –
-Les premiers missionnaires catholiques du fort Dauphin rencontrent des difficultés et les maladies ne sont pas les moindres. Le 8 mars 1654, s’embarquent en France les pères Bourdaise et Mousnier qui arrivent au mois d’aout, pour remplacer les pères Nacquart et Gondrée décédés (lire précédente Note). Les deux missionnaires n’y trouvent que soixante-douze Français à peine vêtus, réduits à se conten
- MSN08/07 Les échecs cuisants des Européens pendant deux siècles
-Les vrais contacts entre Malgaches et Européens se font progressivement et commencent par des expéditions rapides. Les razzias commerciales naissent de la concurrence entre les Arabes et les Portugais, puis entre les Européens eux-mêmes. Elles éveillent la méfiance des habitants des côtes. Les escales plus prolongées et l’installation des premiers comptoirs permettent aux nouveaux venus de constat
- MSN05/07 LA DISTRIBUTION DES PRODUITS IMPORTÉS, UNE AFFAIRE JUTEUSE –
-Depuis la construction des lignes ferroviaires, Tananarive-côte Est (TCE) vers Toamasina et Tananarive-Antsirabe (TA) vers le Sud, la capitale se pourvoit abondamment en marchandises. À la veille du recouvrement de l’Indépendance, on évalue à quelque 200 000 tonnes annuelles le total de ce qu’elle reçoit par voie ferrée. Sur ce chiffre, 40% environ représentent des importations par la TCE et un to
- MSN18/06 Un monopole commercial accordé aux Américains au XIXe siècle
-Des historiens bostoniens, Bennet et Brooks, publient, à la fin des années 1910, un ouvrage intitulé New England Merchants in Africa, relatif aux activités américaines sur le continent noir de 1802 à 1865. Madagascar y occupe une part non négligeable. D’après l’archiviste-paléographe Jean Valette, à l’occasion de la célébration du centième anniversaire de l’ouverture des relations diplomatiques e
- MSN17/06 Amaigrir pour mieux engraisser
-Les bœufs récemment achetés dans le Sud ou dans l’Ouest en octobre, pour en faire des ombimifahy, sont d’abord utilisés au mois de novembre, pour le piétinement des rizières qui remplace le hersage (lire précédente Note). H. Serres, directeur régional de l’Institut d’élevage et de médecine vétérinaire des pays tropicaux (IEMVT) à Madagascar, indiquent que les animaux effectuent ce travail, sans au
- MSN07/06 Ranavalona Ire championne du Non-alignement
-Dans son History of Madagascar, Raombana entre en profondeur sur les raisons données par Ranavalona Ire, afin de refuser la requête du sultan de Zanzibar Mascate, Syed Saïd Ben. Ce dernier lui envoie des messages pour elle et pour « les cinq maréchaux de Madagascar ». Et afin de se concilier leurs bonnes grâces, il leur remet par l’entremise de son premier ambassadeur, Khamisi, de beaux cadeaux, n
- MSN31/05 Le clan maudit de l’Ankorosy
-Au Nord-Ouest d’Ambatomanga, se trouve une localité appelée Ankorosy. C’est là que vivent les Androrosy, peuple aisé qui se distingue par leur habitude ou plutôt leur coutume de mendier. La tradition raconte que celle-ci leur vient des temps fort lointains. Tout près de l’actuel Ankorosy, dit-on vivent les Zana-dRamazava, descendants de Ramazava. Parmi eux, réside un homme qui a deux fils, dont l
- MSN10/05 Les péripéties du voyage des premiers chevaux de Radama
-La première introduction du cheval en Imerina date de 1817 d’après Ellis (History of Madagascar), repris depuis par de nombreux auteurs, dont en 1907 le capitaine Ch. Sisteron (Élevage du cheval à Madagascar) et Jean Valette, archiviste-paléographe sous la Ire République. Ce dernier se base sur le Journal de James Hastie, décrit lors de son premier voyage dans la Grande ile, du 10 juillet au 21 oc
- MSN05/05 La vie des Tananariviens au début de la colonisation
-Durant les premières années de colonisation, le Comité de solidarité de Madagascar, constitué pour aider les colons à s’installer dans la Grande ile, reçoit des correspondances de ses représentants dans les grandes villes malgaches. Plusieurs abordent la situation dans plusieurs points où l’insurrection des Menalamba est virulente. Insurgés qu’en général, les Français de Madagascar assimilent « à
- MSN23/04 Karana et Chinois, deux sociétés très différentes
-Derrière leur homogénéité de façade, les communautés karana cachent de profondes différences », écrit Gérald Donque dans son étude sur la Population et sociétés tananariviennes (lire précédente Note). En 1968, les Hindouistes sont peu représentés dans la capitale où « il n’existe pratiquement que des musulmans ». Mais à l’intérieur de cette religion, « quelle mosaïque de sectes ! ». L’auteur de l’
- MSN15/04 Le gouverneur général entouré d’une représentation indigène
-Il ne peut être question, en 1895, de demander au peuple malgache- divisé en groupes ethniques de niveaux culturels différents- encore attardé au stade du respect quasi religieux à un souverain, de légiférer, car il voyait mal combien la révolution coloniale allait bouleverser sa société » (Roger Pascal, docteur en Droit, 1965). Politiquement, les populations malgaches ne sont pas éduquées. Les co
- MSN13/04 Différents niveaux de vie des Français de Tana
-En 1968, Antananarivo compte quelque dix-sept mille étrangers. Et si la majorité des Malgaches ne disposent que d’un pouvoir d’achat modeste, parfois très faible, il serait également faux de croire que tous les membres de la minorité étrangère vivent dans l’aisance. « Des riches et des pauvres existent parmi eux », écrit Gérald Donque, enseignant-chercheur, dans une étude sur la population et la s
- MSN12/04 Antananarivo, le cœur du commerce malgache
-L’ouverture des voies de communication vers les provinces et régions, au début du XXe siècle, transforme complètement le rôle commercial d’Antananarivo, jusque-là assez limité. En 1950, la capitale prend sa véritable place en tant que principal centre des affaires de la Grande ile. Le Pr Charles Robequain, dans son ouvrage sur « Tananarive, une capitale montagnarde en pays tropical » (1949), remar
- MSN29/03 Insurrection violente, répression sanglante
-La IVe République française, née dans le contexte de l’Union française, est bâtie sur des contradictions qui l’affaiblissent. En décembre 1946, commence la guerre d’Indochine, « page douloureuse de la décolonisation». Le développement des nationalismes dans la plupart des Territoires d’Outre-mer « condamne, à plus ou moins brève échéance, la politique d’assimilation, lente et bien timide » (Histoi
- MSN26/03 Le mythe du péché originel dans le Vakinankaratra
-Dans ses différentes publications sur les croyances et les mœurs malgaches, le pasteur Lars Vig, missionnaire à Masinandraina (1876-1902) près d’Antsirabe, révèle que plusieurs légendes malgaches rappellent les premiers chapitres de la Bible.Dans ce que l’on appelle alors le Betsileo du Nord (le Vakinankaratra), il cite celle sur « l’arbre feuillu qui poussait dans la cour de l’homme ». C’est l’un
- MSN23/03 Une religion d’État s’effondre
-À l’arrivée des colonisateurs français à Madagascar, les missionnaires protestants déplorent que leur situation périclite. Un chroniqueur français explique cet état de chose par « l’impartialité et la libéralité » du général Joseph Gallieni, qui ne peut accepter de favoriser une unique confession ou religion. Le journaliste français- qui tient à son anonymat- conclut, de ce fait, à l’effondrement
- MSN22/03 Les raisons d’une religion d’État en Imerina
-Les protestants se plaignent de leur situation, mais leurs premiers envoyés, les Langa et les Escande, ont fait ce qu’ils ont pu pour la rendre telle qu’elle. Il était évident que, du jour où on ne les protègerait plus au détriment des autres sectes, ils péricliteraient. »Pour un chroniqueur français, qui préserve son anonymat, la « politique libérale et impartiale » suivie par le général Joseph G
- MSN19/03 Une contrée malaisée ou facile à soumettre dans le Sud ?
-Le ministre français Colbert donne six semaines à l’amiral De La Haye pour répondre au questionnaire qu’il lui a donné sur l’état des lieux à Fort-Dauphin. L’envoyé du roi est chargé de diriger l’« Escadre de Perse ». Il est également nommé gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en l’Ile Dauphine. Cependant, l’amiral à la tête de la flotte séjourne pendant huit mois et demi dans la région de
- MSN18/03 L’« Escadre de Perse » dans le Sud de Madagascar
-Louis XIV est résolu à envoyer, en 1669, dans les mers de l’Inde, une flotte considérable dans plusieurs buts. D’abord, pour montrer dans ces parages le pavillon fleurdelisé ; ensuite, convaincre les Hollandais de mensonge à l’égard des indigènes; enfin, donner une haute idée de la puissance du roi de France. Désigné pour diriger la flotte dénommée « L’Escadre de Perse », l’amiral De La Haye reçoi
- MSN16/03 Des officiers indélicats dégradés pour lèse-majesté
-Radama Ier, « Roi civilisé de Madagascar » est réputé pour sa rigueur « souvent excessive », selon les écrits de nombreux historiens. Grand guerrier et fin stratège, il réalise en grande partie le rêve de son père de faire de la mer la frontière de son royaume, et mène de nombreuses expéditions armées.Il est très sévère vis-à-vis de ses officiers indélicats, qui sont pris en flagrant délit de déto
- MSN14/03 Des méthodes pour se débarrasser d’un suspect
-Jadis, du temps des roitelets et seigneurs territoriaux, il n’est pas très recommandé de se faire un ennemi, avoué ou non. Cela risque de mettre un innocent dans le même sac que les criminels invétérés et aboutir à la mise à mort, selon les méthodes en vigueur. Parmi celles-ci, quatre sont souvent pratiquées et s’appliquent à toute personne suspectée (ou susceptible ?) de détenir des ody (grigris)
- MSN07/03 Les vastes connaissances de l’« ombiasa »
-L’ombiasa (devin, sorcier-guérisseur) est, dans la « civilisation du bœuf », à mi-chemin entre le monde des vivants et celui des ancêtres. Achillon Randrianjafizanaka l’étudie dans son dossier sur les vols de bœufs, en évoquant cette civilisation (revue Terre malgache-Tany malagasy, N°14 déc. 1972-janv. 1973). Selon l’auteur, tout voleur prévoyant contracte des alliances de sang aussi bien dans so
- MSN05/03 Le bœuf , le moyen de liaison avec l’au-delà
-Pour sa contribution au Spécial de la revue de l’École nationale supérieure agronomique Terre malgache- Tany malagasy (N°14, déc. 1972-janv. 1973), sur l’élevage et les animaux domestiques, Achilson Randrianjafizanaka a choisi le thème des vols de bœufs. Ce qui l’amène à évoquer la « civilisation du bœuf » qui se rapporte au Sud-Ouest du pays comme la « civilisation du riz » aux régions des Hautes
- MSN04/03 Les Vazimba, premiers dévastateurs des forêts
-En sillonnant le Sud-Betsileo pour réaliser son étude sur les Vazimba, Daniel Raherisoanjato souligne deux éléments importants: la vivacité des traditions orales parlant des Vazimba et l’existence de nombreux témoins matériels qui se rapportent à la période dite faha-vazimba. Les traditions betsileo indiquent que les Vazimba sont considérés comme « des nains ayant une petite tête, de longues dents
- MSN03/03 Les trois grandes régions d’habitat des Vazimba
-L’Imerina, l’Ouest et l’Est sont les trois grandes zones de la Grande ile connues pour avoir accueilli un peuplement vazimba. Ailleurs, « on n’a jamais entendu parler de Vazimba ni de populations anciennes se rattachant à eux », mis à part les Mikea dans le Sud-Ouest qui mènent un genre de vie très primitif et qui ressemblent, dans un sens, à leurs voisins Masikoro par la pratique des cultures sur
- MSN28/02 Des problèmes nés de l’indépendance monétaire
-Le 8 septembre 1973, Albert-Marie Ramaroson, ministre de l’Économie et des finances, donne une conférence de presse sur l’économie et la stratégie du développement du gouvernement Ramanantsoa. Extraits. Q. L’on admet que dans un pays en voie de développement, une stratégie économique implique au départ, un certain nombre de constantes, dont un Plan et un Code des investissements. Le prochain Plan
- MSN26/02 Une œuvre de scénariste et non d’historien
-En étudiant la pièce Ranavalona III et le général Gallieni de Victor Solo, mise à part les traits conformes à l’histoire générale, Yvette Sylla y décerne beaucoup d’inexactitudes historiques (lire précédentes Notes). Ainsi de l’entrevue entre la reine et le nouveau résident général devenu gouverneur général. Le créateur de la pièce indique que ce dernier annonce à la reine, de manière abrupte, « l
- MSN26/02 La détention arbitraire
-En 2019, l’Amnesty International a dénoncé environ 14 000 cas de détentions arbitraires entraÎnant l’engorgement des prisons. Et en 2021, le département d’Etat américain a publié un rapport dénonçant la gravité de la détention arbitraire à Madagascar.L’article 9 de la constitution de la quatrième République malgache dispose que : « Toute personne a droit à la liberté et ne peut faire l’objet d’une
- MSN23/02 L’histoire de Menalamba vue par un scénariste
-Ranavalona III et le général Gallieni. C’est le titre d’une pièce de théâtre historique créée par Victor Solo en 1963. Selon Yvette Sylla, l’œuvre a connu des succès importants (Revue d’études historiques, Omaly sy Anio, N°1-2, 1975). La première représentation a lieu en 1965. Les principaux protagonistes de la pièce sont le chef Menalamba Rabefarihy, son épouse Rafara, leur fils Andriamifidy, les
- MSN21/02 Quelques proverbes pour définir l’esclave, selon le maitre
-Janine Razafindratovo, dans son étude sur le village d’Ilafy, un ancien menabe de l’Imerina, essaie de tirer quelques indications à partir des proverbes, sur les rapports de l’esclave avec son maitre. Indications qui, précise- t-elle, donnent évidemment le point de vue de ce dernier (Annales de l’Université de Madagascar N°8, 1965). Elle ajoute que ces proverbes portent surtout sur l’esclavage mas
- MSN23/12 Les cinq constatations d’Hippolyte Laroche
-Dans une étude dont il publie les résultats en 1982, le couple Bakoly et Jean-Pierre Domenichini analyse les aspects de l’esclavage sous la monarchie merina. Et ce, à partir des textes législatifs et règlementaires. Notamment l’arrêté qui proclame l’abolition de l’esclavage à Madagascar publié le 26 septembre 1896 par le résident général Hippolyte Laroche, le kabary du prince
- MSN20/12 La grande désillusion de Flacourt à son retour en France
-Second administrateur envoyé par la Société de l’Orient pour remplacer Pronis, Étienne de Flacourt arrive au Fort Dauphin, le 4 décembre 1648. Plus heureux que son prédécesseur grâce à son caractère « plus compréhensif et affable », il parvient en 1652, à faire reconnaitre son autorité et celle de la France à de nombreux villages côtiers. Et le 12 février 1655,
- MSN02/12 À la découverte des mystères du Lac Froid
-Dans la région de Manjakatompo, la belle station forestière d’Ambatolampy sur la route de l’Ankaratra, se trouve le Lac Froid, réserve d’eau alimentant la ville d’Ambatolampy. Fulgence Eutrope Ramilijaona fait, dans une Note du 15 mars 1971 publiée dans le Bulletin de Madagascar d’avril 1971, la description des « mystères des lieux ». Du Lac Froid, un petit sentier discret, « secret même »,
- MSN